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High life :
Le highlife est une musique populaire originaire du Ghana, qui s'était diffusée sur tous les pays anglophones de la côte ouest africaine durant le début du 20è siécle. A l'origine le mot désignait les balles, les soirées, le mode de vie adopté par l'élite coloniale. Il est produit par des brass bands, dotés de fanfares de cuivres, de styles-guitares, de djembes. Deux styles de highlife prédominaient. Les dance-bands highlife jouaient pour l'aristrocratie coloniale, tandis que les guitar-bands - connus pour leur musique de vin de palme - s'adressaient aux pauvres.
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Juju :
Probablement, la musique la plus connue du Nigéria. Le juju trouve ses origines dans le "palm wine highlife". Il n'hésite pas à mettre en avant les fanfares de style-guitares, une avalanche de sons géants des talking drums, de shekeres et les effets de synthétiseurs.
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L'Afrobeat est une musique urbaine, née dans les faubourgs de Lagos, de la colère et la révolte des hommes qui veulent sonner le glas d'une Afrique asservie, aliénée et corrompue.
Inspiré par le mouvement des droits civiques des afro-américains, il revendique la black attitude, le retour aux valeurs authentiques noires et au panafricanisme, symbole de l'unité africaine. C'est une musique qui est en rupture totale, d'une part avec la mouvance musicale traditionnelle à la solde de l'élite nigériane, et d'autre part, avec le monde tel que définit par les instances internationales et dont les dictas continuent à s'appliquer impitoyablement à l'Afrique.
Dans le Nigeria parcouru par le vent du highlife et de juju, l'Afrobeat désigne le style musical crée par Fela. C'est surtout une aventure collective des hommes passionnés d'inventer un groove africain. Si Fela demeure son créateur et le porte-voix des voies à suivre, force est de reconnaître que ces mêmes chemins auraient manqué d'intensité et de rythmes sans le feu follet inspiré de Tony Allen. Plus qu'un batteur, il fut son chef d'orchestre et son tambour majeur.
D'autres membres, comme Igo Chico dont le sax coule comme un vin de palme dans la tête, Henry Kofi, le percussionniste qui enflamme les congas et Baba Ani, le baryton ivre de rythmes délirants, avaient contribué au développement cette création musicale.
L'Afrobeat est une musique hybride résultant de la rencontre fusionnelle du jazz, du high life, du juju
, de la soul, du funk, du rock et du big band jazz. Le jeu de sax ou de piano s'adonne librement à l'improvisation. D'où son caractère incontestable de free jazz. L'usage des éléments de la musique traditionnelle africaine, rythmés par des appels-réponses lui confère une solide charpente africaine formidablement articulée dans des sections de fanfares de cuivres. Son groove incandescent funké syncopé utilise des percussions, transcende le staccato et le chicken scratch - guitare rythmique - de James Brown. La guitare ténor venant imprimer le "la" funky aux guitares classiques.
Il n'est pas étonnant que la première chose qui saisit les tympans du voyageur non initié à cette musique baroque est son côté exotico-afro jazz chaudement funké. En définitive, l'Afrobeat revêt deux aspects : - Il est souvent connu sous sa forme "Dance". Effectivement, c'est sans doute son côté groove le plus irrésistible. Citons pêle-mêle : Shakara, Zombie, No Agreement, Shuffering And Shmiling, ITT... - Il se présente aussi sous la forme d'un Jazz envoûtant, psychédélique, voire spirituel : Water No Get Ennemy, Confusion, Confusion Break Bones, Look And Laugth...
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